Sur le segment très disputé des scooters 125 à roues hautes, un modèle taïwanais s’impose année après année comme une valeur sûre : le SYM Symphony ST. Véritable couteau suisse de la mobilité urbaine, ce scooter a su évoluer avec son temps pour coller aux exigences des citadins modernes. Avec sa récente mise à jour répondant à la norme Euro5, il repart à la conquête du bitume avec des arguments solides. Nous l’avons passé en revue pour vous.
Un moteur qui monte en gamme
Le cœur de ce Symphony ST a bénéficié d’une cure de jouvence bienvenue. Fini le refroidissement par air des premières générations, place à un monocylindre de 124,6 cm³ refroidi par liquide . Ce passage au “LC” (Liquid Cooled) n’est pas anodin : il permet au moteur de gagner en souplesse et en endurance, surtout lorsqu’on s’aventure sur des voies rapides.
Avec désormais 12,6 chevaux disponibles à 8 000 tr/min et un couple de 11,5 Nm, ce petit moulin a de la ressource . Les ingénieurs sont même parvenus à lui offrir 4 soupapes et une distribution DOHC, un gage de performance et de meilleure respiration à haut régime .
Sur la route, qu’en dit-on ? Le Symphony ST se montre étonnamment vigoureux. Il accélère franchement au feu vert et tient sans faillir le rythme sur le périphérique. Sa vitesse de pointe avoisine les 100-105 km/h compteur, ce qui lui permet de s’aventurer sereinement hors des limites de la ville, bien que son terrain de jeu favori reste l’asphalte urbain . Le tout avec une discrétion de fonctionnement exemplaire : les vibrations sont rares et le moulin reste doux sous les fesses du pilote.
L’agilité d’une roue haute, le confort d’une routière
Le secret de la recette Symphony, c’est son châssis et sa configuration “roues hautes”. L’association d’une roue avant de 16 pouces et d’une roue arrière de 14 pouces est un gage de stabilité et d’aisance . On négocie les ralentisseurs sans appréhension, et les pavés parisiens ou les bitumes dégradés deviennent beaucoup moins hostiles.
Avec un poids contenu de 132 kilos en ordre de marche, on oublie vite le gabarit du scooter pour ne retenir que sa maniabilité . Le rayon de braquage est généreux, permettant de se faufiler entre les files avec la dextérité d’un cyclomoteur. La selle, placée à une hauteur de 792 mm, reste accessible pour une majorité de gabarits, bien que les plus petits (moins d’1m70) aient intérêt à faire un essai pour valider la position .
Côté confort, la partie arrière repose sur deux amortisseurs réglables en précharge. La fiche est bien remplie, et l’assise est suffisamment moelleuse pour les longs trajets, même si les suspensions se montrent parfois un peu fermes sur les gros chocs .
Le roi de la praticité
Si le Symphony ST est aussi populaire, c’est avant tout pour ses qualités pratiques. Le constructeur taïwanais a pensé à tout pour simplifier la vie du propriétaire :
- Un coffre généreux : Le volume sous la selle atteint désormais 30 litres, ce qui permet de loger deux casques jetables ou un casque intégral . Ce n’est pas un simple vide-poche, c’est un vrai coffre.
- Un top case de série : Souvent inclus dans l’offre commerciale, le coffre additionnel permet de stocker un second casque intégral en toute sécurité .
- Une pédale à plat : L’atout majeur des scooters “roues hautes”. On y pose un sac à dos, un carton de courses, voire une petite caisse, le tout maintenu par un crochet porte-sac bien pratique.
- Le plein par l’avant : Le bouchon d’essence est désormais situé sur le tablier avant, un détail qui change la vie quand on a posé un sac sur la pédale à plat .
Équipement : la bonne surprise
Là où le Symphony ST 125 surprend, c’est dans la dotation technologique qu’il propose pour un tarif contenu. La version ST se distingue de la version de base par :
- L’éclairage Full LED : Optique avant, feux diurnes et feux arrière passent au LED, pour un meilleur éclairage et un look plus moderne .
- L’ABS : Le système de freinage antiblocage signé Continental est de série, une sécurité supplémentaire précieuse sur sol mouillé .
- La connectivité : Une prise USB logée dans la boîte à gants permet de recharger son smartphone en roulant .
- Le système Stop & Start : Sur les versions les plus récentes, le moteur se coupe à l’arrêt pour économiser du carburant et redémarre instantanément dès qu’on sollicite la poignée de gaz .
Les petits défauts à connaître
Personne n’est parfait, et le Symphony ST a ses petites faiblesses. La plus souvent citée concerne l’instrumentation. Si le tableau de bord digital est complet, sa lisibilité en plein soleil est parfois prise en défaut, obligeant le pilote à plisser les yeux ou à se pencher pour déchiffrer les informations . Certains testeurs pointent également du doigt le pare-brise qui peut générer un léger bruit de résonance sur les pavés.
Enfin, la jauge à essence manque cruellement de précision dans le dernier tiers du réservoir, de quoi jouer à “est-ce que je tiendrai jusqu’à la pompe ?”, un jeu dont on se passerait bien .
Verdict : Le bon plan polyvalent
Le SYM Symphony ST 125 coche incroyablement de cases. Maniable, confortable, bien équipé et doté d’un moteur moderne et sobre, il s’impose comme un choix très rationnel pour celui ou celle qui cherche un scooter pour se déplacer au quotidien. Son tarif contenu, souvent avoisinant les 2 800 à 3 300 € selon les promotions , et la fameuse garantie 5 ans du constructeur en font un excellent rapport qualité-prix.
Si vous cherchez un compagnon de route pour dompter le trafic urbain sans vous ruiner, le Symphony ST mérite très clairement une place sur votre short-list.
Les plus
- Moteur moderne et sans vibrations
- Agilité et maniabilité exemplaires
- Rangements très généreux (coffre + top case)
- Dotation sécurité (ABS) et confort (LED, USB)
- Rapport équipement / prix imbattable
Les moins
- Confort des amortisseurs perfectible sur les gros dos d’âne
- Lisibilité du compteur en plein soleil
- Jauge à carburant fantaisiste sur la fin



